In the Beginning

Réaliser par Arthur Metcalf

Quel bon moment ! Je n’ai pas tout de suite compris ce qu’il se passait mais après avoir pris le temps de traduire ce court métrage et de le revoir, j’épluche les couches de sens !

Il existe ce monde en noir et blanc, basique et technique, où on se déplace en rampant, où mâles et femelles copulent pour reproduire l’espèce, et où un bruit n’est que ça ! Et puis il y a une enfant qui n’hésite pas à défier l’ordre naturel ! Elle le colore de licornes géantes et protectrices et d’abeilles bourgeoises et féministes.
Cependant, au milieu des fleurs pastel, elle dépeint un monde ségrégué où l’idéal serait qu’il n’y ait pas de mâles du tout. Et s’il doit y en avoir pour faire des bébés – quelle idée! – il faut absolument qu’ils meurent juste après. Ils ne sont que sperme et n’ont droit à rien d’autre! Mais pourquoi la petite fille met-t-elle un point d’honneur à ce que les abeilles soient entre filles? L’auteur nous propose-t-il sa solution pour en finir avec le malaise de nos sociétés actuelles sur la place de l’homme et de la femme? Asservir l’un des deux sexes et l’autre tant qu’à faire?
Cette place de l’homme me fait penser aux femmes Mosuo de Chine qui séparent leur vie familiale et sentimentale. L’homme ne revêtit ni le rôle de père ni celui de mari – d’ailleurs les mots n’existent même pas – … il n’est qu’un amoureux, le temps qu’une femme voudra de lui.

Bravo pour ce scénario qui fait réfléchir, l’animation poétique et la douce performance de cette petite voix !

Voici le test d'enregistrement de la voix de la petite fille (Sophie Mochizuki) :

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