The Gunfighter

Réalisation Eric Kissack

“L’étranger (The gunfigher) s’avança lentement au milieu du saloon…” Une petite musique de fond qui invite au suspens. Un cowboy (the gunfighter) qui pousse les portes battantes d’un saloon et toise les clients du regard.

La réalisation de The Gunfighter est en plein dans les codes du western. 

On attend l’élément déclencheur qui va provoquer la fusillade: une main qui se rapproche un peu trop près du colt d’un revolver, un mot de travers, un verre qui tombe… Sauf qu’en l’occurrence, le narrateur ne laissera pas le temps à la scène de suivre son cours !

Vous aimez les narrateurs cyniques et insolents?  Vous serez comblé par le court métrage The Gunfighter qui lui attribue un rôle clef et dont l’originalité vient du fait que les personnages – à leur grand étonnement – entendent le narrateur qui semble prendre un malin plaisir à semer la zizanie entre eux.

Question : que ce serait-il passé pour l’étranger (The Gunfighter) si la voix off n’avait pas été là ? Ou du moins si les personnages ne l’avaient pas entendue ? Probablement la même chose puisque la voix off semble dire la vérité : le jeune frère Anderson allait vraiment crier « Attention un ours derrière toi » (sérieux ?!)  elle ne fait donc que précipiter les personnages vers leur destin.

La voix off a toujours raison. C’est énervant a la fin…Et si on inventait une voix off qui mentait : les personnages se plieraient-ils malgré-eux à ses désirs ? Ou se rebelleraient-ils pour changer le cours de leur histoire?

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