The Maker

Réalisation : Zealous Creative

Un lapin (the maker), un livre à la main, rythme les priorités de sa vie face à un sablier aux retournements perpétuels.

Ce court métrage en stop motion décompose une vie, de sa création à sa fin.  Le réalisateur porte une réflexion, si ce n’est une satire, sur la répétition des vies qui s’enchaînent, et du coup sur la vie en général.

Le temps d’une vie.

Le personnage du lapin, qui pour moi fait écho avec celui du film Donnie darko (lapin qui prédit la fin du monde), est d’abord perplexe. Il regarde le monde, son monde, un livre à la main sans connaître sa raison d’être. Par instinct il entreprend de fabriquer un être qui lui ressemble. A ce stade le sablier est une corne d’abondance.

Imaginons que ce lapin à la tache représente notre indépendance lorsque nous quittons le nid familial. Nous fondons alors une famille à travers un enfant. Nous le faisons car c’est écrit dans les livres et peut être parce que la vie ne nous propose encore rien de plus.  A travers d’étranges symboles (les ouïes du violon) et coutumes nous le nommons  avant même sa naissance, posant ainsi le sceau reconnaissable de la famille,  une appartenance apparente.

Ses premières dents apparaissent et nous nous amusons à  l’habiller. Nous mesurons de façon frivole les années qui passent et attendons le moment où cet être créé interagira avec nous. Nous lui apportons nos connaissances, lisons des histoires, apprenons à lire…

Quand le sable qui tombe se fait plus rare, les valeurs à transmettre deviennent évidentes, ce sont celles des passions et des émotions qui prennent le dessus à travers le morceau de violon que joue the maker. Celles qui éveilleront l’enfant et le fera passer à l’âge adulte. Cet échange est malheureusement très court car c’est déjà fini. Le lapin seul un livre à la main (the maker) c’est maintenant lui. A son tour il doit commencer le processus qui donnera vie à sa descendance.

The Maker

The maker, une morale ?

Faire une telle réalisation en stop motion signifie forcément une grande réflexion quant à l’histoire qu’elle raconte. Chacun peut bien évidemment en tirer ses propres symboles et interprétations, mais pour ma part, The Maker est une réalisation mettant en exergue l’importance des priorités. Pourquoi ne commençons-nous pas par un morceau de violon qui procure tant de plaisir et d’émotion ?

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